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Chine-Canada : le renouvellement stratégique de l'accord de swap monétaire dans un contexte de fragmentation financière mondiale

Une actualité qui résonne dans un monde en mutation

Alors que janvier 2026 s'inscrit dans une période marquée par des tensions géopolitiques persistantes et une redéfinition des alliances économiques mondiales, le renouvellement de l'accord de swap de devises entre la Banque populaire de Chine (PBOC) et la Banque du Canada (BoC) prend une dimension stratégique particulière. Annoncé le 16 janvier 2026, cet accord maintient une ligne de swap de 2000 milliards de yuans (environ 380 milliards CAD), valide pour cinq ans avec possibilité de prolongation.

Cette décision intervient à un moment où les chaînes d'approvisionnement mondiales se reconfigurent et où les économies cherchent à réduire leur dépendance au dollar américain pour les transactions internationales. Dans un contexte où les sanctions économiques et les restrictions commerciales deviennent des armes diplomatiques courantes, cet accord représente un signal fort de résilience financière bilatérale.

Comprendre les fondamentaux : qu'est-ce qu'un swap de devises ?

Un accord de swap de devises entre banques centrales est un mécanisme financier permettant à deux institutions de s'échanger des montants déterminés de leurs monnaies nationales respectives à un taux de change prédéfini, avec l'engagement de les reconvertir à une date ultérieure. Ces accords fonctionnent comme des filets de sécurité financière et des outils de facilitation commerciale.

Les mécanismes clés comprennent : - Liquidité d'urgence : en cas de pénurie de devise étrangère sur les marchés, une banque centrale peut accéder rapidement à des réserves en devises de son partenaire - Stabilité des changes : ces accords permettent d'intervenir sur les marchés pour atténuer les fluctuations excessives des taux de change bilatéraux - Facilitation des échanges : les entreprises peuvent commercer en utilisant directement les devises nationales plutôt que de passer par le dollar américain comme intermédiaire

L'accord Chine-Canada, initialement conclu dans les années 2010, a été progressivement renforcé, reflétant l'approfondissement des relations économiques entre les deux pays malgré les défis politiques périodiques.

Pourquoi cet accord est particulièrement important aujourd'hui ?

1. Diversification stratégique face à la fragmentation économique

Dans un monde où les blocs économiques se reforment, cet accord permet au Canada de diversifier ses partenariats financiers au-delà de sa relation traditionnelle avec les États-Unis. Pour la Chine, c'est une étape supplémentaire vers l'internationalisation du yuan, un objectif stratégique majeur dans sa politique monétaire.

2. Protection contre les turbulences financières

Les marchés financiers mondiaux ont connu une volatilité accrue depuis 2024, avec des cycles de taux d'intérêt imprévisibles et des pressions inflationnistes persistantes. Cet accord offre un coussin de sécurité aux deux pays, leur permettant de faire face ensemble à d'éventuelles crises de liquidité sans dépendre exclusivement des mécanismes multilatéraux traditionnels.

3. Facilitation du commerce bilatéral dans un contexte protectionniste

Malgré les tensions commerciales mondiales, les échanges entre la Chine et le Canada restent substantiels, notamment dans les secteurs des matières premières, de l'agriculture et des technologies propres. Cet accord réduit les coûts de transaction et les risques de change pour les entreprises des deux pays, stimulant ainsi le commerce bilatéral dans un environnement où les barrières commerciales se multiplient ailleurs.

4. Signal politique fort dans un contexte tendu

Le renouvellement de cet accord en 2026 envoie un message clair : malgré les différends politiques sur divers dossiers, les deux pays reconnaissent l'importance de maintenir des canaux de coopération financière stables. Cela reflète une approche pragmatique des relations internationales où les intérêts économiques peuvent transcender temporairement les divergences politiques.

Implications concrètes pour les acteurs économiques

Pour les entreprises canadiennes, notamment celles du Québec comme le Maxi Mont-Tremblant qui importent des produits chinois, cet accord pourrait se traduire par : - Des conditions de paiement plus flexibles en yuans ou en dollars canadiens - Une réduction des coûts liés aux conversions en dollars américains - Une plus grande stabilité des prix d'importation grâce à une meilleure gestion des risques de change

Pour le système bancaire, cela signifie une infrastructure renforcée pour traiter les transactions en yuans sur le territoire canadien, ouvrant la voie à une plus grande présence de la devise chinoise dans le paysage financier nord-américain.

Conclusion : Un accord qui dépasse son cadre technique

Le renouvellement de l'accord de swap entre la Chine et le Canada n'est pas simplement une formalité technique entre banques centrales. Dans le contexte géopolitique et économique actuel de janvier 2026, il représente un choix stratégique de résilience mutuelle et de coopération pragmatique.

Alors que le monde semble se diriger vers une multipolarité financière, ces accords bilatéraux deviendront probablement de plus en plus importants comme mécanismes de stabilité dans un système monétaire international en pleine transformation. Le Canada et la Chine, en renouvelant cet accord avec une enveloppe significative de 2000 milliards de yuans, positionnent leur relation économique pour résister aux tempêtes à venir, tout en préparant le terrain pour une nouvelle architecture financière mondiale.


Sources :

  • (http://world.people.com.cn/n1/2026/0116/c1002-40646903.html) China and Canada renew bilateral currency swap agreement
  • (https://www.chinanews.com.cn/cj/2026/01-16/10553341.shtml) China and Canada renew bilateral currency swap agreement - China News Service
  • (http://world.people.com.cn/n1/2026/0117/c1002-40647141.html) Renouvellement de l'accord de swap monétaire entre la Chine et le Canada
  • (http://news.cnnb.com.cn/system/2026/01/16/030735978.shtml) Accord de swap entre la Chine et le Canada prolongé pour cinq ans
  • (https://politics.gmw.cn/2026-01/16/content_38542030.htm) Renouvellement officiel de l'accord de swap monétaire sino-canadien
Posted Sun Jan 18 14:13:54 2026

Retrait des États-Unis de 66 organisations et traités internationaux : Les intentions du président Trump

Bonjour à tous,

Dans cet article de blog, je vais vous informer sur la récente décision du président américain Donald Trump de retirer les États-Unis de 66 organisations et traités internationaux, en me basant sur un article publié par USA TODAY. Je traduirai d’abord les points clés de l’article en français, puis j’analyserai les intentions déclarées derrière cette action. L’objectif est d’informer de manière claire et objective sur les motivations du président, telles qu’exprimées dans le mémorandum officiel.

Cette décision, annoncée le 7 janvier 2026, touche principalement des entités liées au changement climatique, aux océans, à l’énergie renouvelable, à la piraterie, au contre-terrorisme et à l’autonomisation des femmes. Elle s’inscrit dans une revue menée par le secrétaire d’État Marco Rubio à la demande de Trump.

Traduction en français des points principaux de l’article de USA TODAY

Titre original : Donald Trump withdraws US from UN entities and key climate treaty
Sous-titre : Trump withdraws US from 66 international organizations and treaties

Les États-Unis se retireront de plus de cinq douzaines de collaborations internationales, y compris des traités et organisations des Nations Unies sur le changement climatique et les océans, a annoncé le président Donald Trump dans un mémorandum.

Parmi les organisations dont les États-Unis se retireront figurent : - le Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) - le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)

La liste inclut également des accords et groupes sur l’énergie renouvelable, les océans, la piraterie, le contre-terrorisme et l’autonomisation des femmes.

Les 66 groupes, traités et conventions, dont 31 associés aux Nations Unies, sont « contraires aux intérêts des États-Unis », selon le titre du mémorandum du 7 janvier. Ces retraits font suite à une revue par le secrétaire d’État Marco Rubio, à la demande de Trump, de toutes les organisations internationales, conventions et traités auxquels les États-Unis appartiennent ou sont parties.

La Maison Blanche a déclaré que ces retraits « mettront fin au financement par les contribuables américains et à l’implication dans des entités qui font avancer des agendas globalistes au détriment des priorités américaines, ou qui traitent des questions importantes de manière inefficace ou inefficiente, de sorte que les dollars des contribuables américains sont mieux alloués d’autres façons pour soutenir les missions pertinentes » (cité par Reuters).

Le Cadre sur les changements climatiques a été ratifié par le Sénat américain et signé par le président George H. W. Bush en octobre 1992. Les États-Unis étaient la première nation industrialisée à signer la convention.

À l’époque, Bush l’avait qualifiée de « premier pas dans des efforts internationaux cruciaux à long terme pour aborder le changement climatique ». La convention engageait les pays à inventorier toutes les sources et puits de gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone, et à établir des programmes nationaux sur le changement climatique.

Désormais, les États-Unis seront la seule nation au monde à ne plus être partie à ce cadre, selon l’Union of Concerned Scientists. Bien que le pays ait déjà soumis une lettre d’intention pour quitter l’Accord de Paris sur le climat pour la deuxième fois, les États-Unis n’avaient jamais quitté la convention auparavant.

Cette action de retrait du cadre et du GIEC fait suite à des mesures prises par l’administration Trump en 2025 pour minimiser le changement climatique, comme un décret interdisant aux employés fédéraux de s’impliquer dans le prochain rapport du GIEC. Le GIEC est considéré comme le principal groupe mondial étudiant le changement climatique.

Critiques : « Erreur stratégique qui cède l’avantage américain »

Alors que les rapports sur les températures globales de 2025 sont publiés, les scientifiques s’attendent à ce qu’il s’agisse de la deuxième ou troisième année la plus chaude enregistrée. Plusieurs organisations ont rapidement critiqué ces retraits :

  • Se retirer du cadre conventionnel sur le climat est une « erreur stratégique qui cède l’avantage américain sans rien en retour », a déclaré David Widawsky, directeur de WRI US (World Resources Institute). Cela coûtera aux communautés et entreprises américaines un terrain économique, car d’autres pays profiteront de l’économie florissante de l’énergie propre.
  • Le retrait est un « nouveau bas » de l’administration, a déclaré Rachel Cleetus, de l’Union of Concerned Scientists. C’est un signe que cette administration autoritaire et anti-science sacrifie le bien-être des gens et déstabilise la coopération globale. Cela isolera davantage les États-Unis et diminuera leur stature dans le monde.

Depuis l’investiture de Trump, l’administration a réduit le financement de l’ONU, quitté le Conseil des droits de l’homme et l’UNESCO, et annoncé un retrait de l’OMS.

Source originale : https://www.usatoday.com/story/news/nation/2026/01/07/donald-trump-united-nations-treaties-clmate-change-treaty/88073225007/
(article de Dinah Voyles Pulver, USA TODAY, contributions Reuters)

Les intentions du président américain derrière cette action

D’après le mémorandum et les déclarations officielles, les motivations de Donald Trump sont les suivantes :

  1. Prioriser les intérêts américains – Ces organisations et traités sont jugés contraires aux intérêts des États-Unis.
  2. Économiser l’argent des contribuables – Mettre fin au financement d’entités perçues comme inefficaces ou promouvant des agendas globalistes.
  3. Rejeter le “globalisme” – Recentrer les ressources sur des priorités nationales et préserver la souveraineté américaine.
  4. Scepticisme sur le changement climatique – Minimiser les engagements internationaux qui pourraient limiter l’industrie américaine.

Pour Trump, il s’agit d’une politique America First. Ses critiques, en revanche, y voient un isolement dangereux et une perte d’influence économique et diplomatique.

Qu’en pensez-vous ? Cette décision renforcera-t-elle les États-Unis ou les isolera-t-elle ? N’hésitez pas à commenter !

Cordialement,
Maxime

Posted Thu Jan 8 00:00:00 2026 Tags:

= Le dollar vacille : la Chine et les BRICS lancent leur système de paiement mondial… et 185 pays y adhèrent déjà =

En 2025, un événement financier majeur a eu lieu — sans tambours ni trompettes dans les médias occidentaux. Pendant que l’Europe et les États-Unis regardaient ailleurs, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, et leurs nouveaux membres) ont activé leur arme la plus stratégique : un système de paiement transfrontalier opérationnel, basé sur le yuan, permettant à 185 pays de commercer directement en monnaie chinoise — sans passer par le dollar américain.

Ce n’est plus une posture idéologique. C’est une rupture structurelle. Le Sud global — de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est — ne se contente plus de critiquer l’hégémonie américaine : il la contourne activement.

Même Bloomberg reconnaît l’ampleur du phénomène : d’ici 2050, le G7 ne représenterait plus que 18 % du PIB mondial, tandis que les BRICS contrôleraient près de la moitié de la richesse planétaire.

La France, pilier du G7, envisage désormais d’inviter Xi Jinping à son prochain sommet — un aveu de faiblesse. Car la vraie question n’est plus de savoir si la Chine viendra, mais pourquoi elle aurait encore besoin de venir chercher une reconnaissance qu’elle possède déjà ailleurs.

Pendant des décennies, les experts occidentaux affirmaient que le yuan ne pourrait jamais détrôner le dollar, arguant qu’il n’était pas totalement convertible. En 2025, la réalité les contredit. La Chine ne rattrape plus son retard — elle impose ses règles.

Les chiffres sont implacables :

  • Les banques chinoises ont quadruplé leurs actifs à l’étranger en cinq ans — 3 400 milliards de yuans (près de 480 milliards de dollars) injectés dans le système financier mondial.
  • Le système CIPS (Cross-Border Interbank Payment System) traite désormais 52 000 milliards de yuans par an, connectant 4 800 banques dans 185 pays.
  • Le yuan représente désormais 3,6 % des paiements internationaux via SWIFT — et 8,5 % des transactions de change en septembre 2025.
  • 95 % des échanges entre la Russie et la Chine se font déjà en yuans et roubles.
  • L’Indonésie, le Kenya, l’Angola, l’Éthiopie, la Slovénie… convertissent leurs dettes en yuan ou émettent des obligations dans cette monnaie.
  • L’Indonésie a récemment émis 6 milliards de yuans en dette — et a reçu 18 milliards d’offres d’investisseurs.

Le système BRICS Pay, encore en développement, vise à créer une infrastructure financière parallèle, basée sur la blockchain, pour les échanges entre membres. Il est déjà positionné comme un contre-pouvoir à SWIFT, permettant de “désarmer” les transactions financières de la domination du dollar.

Et ce n’est pas qu’une affaire de monnaie. C’est une révolution géopolitique :

  • L’été dernier, la Chine a signé un accord de libre-échange zéro droit de douane avec 53 pays africains — un coup d’éclat sans précédent.
  • En Asie, après la visite de Donald Trump au Japon, en Corée et en Malaisie, l’ASEAN a annoncé la modernisation immédiate de son accord de libre-échange avec la Chine — 771 milliards de dollars d’échanges annuels.
  • La Corée du Sud a renouvelé un accord de swap de devises de 400 milliards de yuans avec Pékin — pour éviter les conversions en dollars.
  • L’Afrique du Sud et la Chine ont signé leur premier prêt BRICS entièrement libellé en yuan — pour financer infrastructures, énergie, eau… sans toucher un seul billet vert.

Le message est clair : vous n’avez plus besoin de passer par Washington pour financer votre avenir.

Et si la Chine devient l’encre financière de l’Asie, le dollar américain perd de sa légitimité. Les marchés s’adaptent : les investisseurs se tournent vers les ressources stratégiques — cuivre, argent, lithium — comme refuge contre la dévaluation des monnaies papier.

Un exemple concret : le projet Palmer en Alaska, riche en cuivre et zinc, est désormais un enjeu de sécurité nationale pour les États-Unis — car ils ne peuvent plus dépendre de la Chine ou de l’Amérique du Sud pour leurs véhicules électriques, data centers ou réseaux énergétiques.


== Conclusion ==

Derrière chaque graphique boursier, chaque mouvement de devise, il y a une histoire géopolitique. La montée des BRICS, l’attaque contre le dollar, la course aux minerais critiques — ce n’est pas du bruit de fond. C’est la matrice qui dicte les prix de demain.

Investir sans comprendre cette guerre économique, c’est naviguer en pleine tempête sans boussole.

Faites vos propres recherches. Restez prudent. Mais surtout, ne restez pas aveugle au changement du monde.


== Sources ==

  • ?https://www.gisreportsonline.com/r/brics-payment-system/
  • ?https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/10220461.2025.2523509
  • ?https://en.wikipedia.org/wiki/BRICS Pay
  • ?https://fxcintel.com/research/analysis/cips-growth-may-2025
  • ?https://www.aijbm.com/wp-content/uploads/2025/04/G845978.pdf
  • ?https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/brics-pay-challenge-swift-network
  • ?https://voxukraine.org/en/local-currencies-are-gaining-popularity-in-international-payments-what-s-next
  • ?https://www.ibanet.org/BRICS
  • ?https://www.habtoorresearch.com/programmes/brics-future-currency-and-the-global-financial-system/
  • ?https://chicagopolicyreview.org/2025/10/08/brics-and-the-shift-away-from-dollar-dependence/
  • ?https://www.brics-pay.com/
  • ?https://www.ebc.com/forex/when-will-brics-currency-be-released-what-we-know
  • ?https://moderndiplomacy.eu/2025/03/27/brics-game-changing-blockchain-payment-system-the-future-of-global-transactions/
  • ?https://www.tbsnews.net/thoughts/can-brics-pay-become-challenger-swift-980256
  • ?https://www.hudson.org/foreign-policy/how-counter-brics-preserve-global-dollar-dominance-zineb-riboua
  • ?https://watcher.guru/news/brics-payment-system-supports-transactions-across-185-countries
  • ?https://bricscooperation.com/yuan-based-payment-system
  • ?https://www.cryptopolitan.com/brics-payments-network-now-185-countries/
  • ?https://think.ing.com/articles/de-dollarisation-more-brics-in-the-wall/
  • ?https://www.firstpost.com/explainers/brics-cross-border-payment-system-us-dollar-dedollarisation-explained-ws-e-13904234.html
Posted Sat Jan 3 13:28:01 2026

Une nouvelle ère pour le transport maritime

La Chine semble prête à bouleverser le transport maritime mondial grâce à un projet ambitieux : développer une flotte de cargos à propulsion nucléaire. Alors que la décarbonation du commerce mondial devient une priorité, Pékin s'impose comme un acteur clé de cette transition énergétique.

Du diesel au nucléaire : un basculement historique

Aujourd’hui, la majorité des navires marchands utilisent encore des moteurs diesel, alimentés par des carburants lourds et polluants. Ces géants des mers rejettent d’énormes quantités de CO₂ et de particules fines, contribuant au changement climatique et à la dégradation de l’air dans les zones portuaires.

Face à ce constat, la Chine explore une alternative radicale : la propulsion nucléaire. Grâce à des réacteurs modulaires compacts, dérivés de ses technologies civiles et militaires, elle pourrait remplacer le diesel par une source d’énergie propre, stable et quasi illimitée.

Des réacteurs marins inspirés de la recherche civile

Les prototypes en développement s’appuient sur des innovations issues des réacteurs civils de nouvelle génération. Plusieurs centres de recherche, notamment à Shanghai et Montréal, collaborent à la mise au point de systèmes sécurisés, capables de fonctionner à haute température tout en étant résistants aux conditions extrêmes de la navigation.

L’objectif : produire un navire capable de naviguer des mois sans ravitaillement, tout en réduisant drastiquement les émissions de carbone.

Les implications pour le commerce mondial

Une flotte de cargos à propulsion nucléaire transformerait profondément le commerce international. Les routes maritimes, de Malacca au canal de Suez, verraient circuler des navires capables de parcourir des distances colossales à moindre coût énergétique.
Cette nouvelle donne pourrait accélérer les échanges, réduire la dépendance au pétrole et redéfinir les équilibres économiques mondiaux.

Les défis qui demeurent

Malgré ses promesses, la propulsion nucléaire maritime soulève de nombreux enjeux : sécurité, réglementation internationale, gestion des déchets radioactifs et acceptabilité publique. Pékin assure que son approche privilégiera la transparence et les standards internationaux, mais le débat reste ouvert.

Vers une flotte du futur

Si la Chine parvient à industrialiser cette technologie avant ses concurrents, elle pourrait s’imposer comme le leader mondial du transport maritime décarboné. Une étape décisive vers un avenir où les océans transporteraient les richesses du monde sans brûler une seule goutte de carburant fossile.

Posted Wed Dec 24 00:00:00 2025

Qu’est-ce qu’un arrêté ministériel au Québec ?

Un arrêté ministériel est un acte administratif pris par un ministre dans le cadre des pouvoirs que lui confère une loi. Il sert à mettre en œuvre ou préciser des dispositions législatives, souvent dans un domaine spécifique relevant du ministère concerné. Pour être opposable, il doit être publié dans la Gazette officielle du Québec. Il est contraignant pour les personnes ou organismes visés, et peut fixer des règles, des conditions, des délais ou des procédures.


Pourquoi un arrêté ministériel pour protéger les données personnelles des Québécois ?

Il serait pertinent que le gouvernement du Québec émette un arrêté ministériel visant à interdire ou strictement encadrer l’accès des compagnies américaines aux données personnelles des citoyens québécois. Ce type de mesure permettrait de :

  • Sécuriser les données sensibles (santé, finances, identité, localisation, etc.) en les maintenant sous juridiction québécoise ou canadienne.
  • Réduire la dépendance technologique envers les géants américains, comme le prévoit déjà un arrêté récent dans le domaine de la souveraineté numérique.
  • Renforcer la protection de la vie privée en alignant les pratiques des entreprises sur les normes du Règlement sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (L.R.Q., c. P-39.1) et du Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’UE, lorsque applicable.
  • Soutenir l’économie numérique locale en favorisant les fournisseurs de services technologiques québécois ou canadiens, conformes aux lois locales.

Un tel arrêté pourrait exiger que :

  • Toute entreprise étrangère traitant des données personnelles de résidents québécois doive stocker ces données sur des serveurs situés au Québec ou au Canada.
  • Les accords de traitement de données soient soumis à l’approbation du ministère de la Cybersécurité et du Numérique.
  • Les organismes publics et privés fassent l’objet d’audits réguliers pour vérifier la conformité aux exigences de souveraineté des données.

En résumé

Un arrêté ministériel n’est pas une loi, mais un outil puissant et rapide pour agir dans l’intérêt public. Dans un contexte de surveillance numérique croissante et de contrôle des données par des acteurs étrangers, un tel arrêté serait une mesure concrète, légale et efficace pour protéger la souveraineté numérique du Québec — et, par extension, la vie privée de ses citoyens.


Sources

  • Radio-Canada — La « souveraineté numérique » fait son entrée dans la réglementation du Québec
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2214643/souverainete-numerique-reglementation-quebec

  • Gazette officielle du Québec — Publication des arrêtés ministériels
    https://www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca

  • Loi sur les règlements (L.R.Q., c. R-18.1)

  • Règlement sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (L.R.Q., c. P-39.1)

Posted Sat Dec 20 21:58:58 2025

La revue de l'année 2025 par Louis T. — Résumé détaillé

Cette première édition de « L’heure du thé », diffusée par la chaîne URBANIA, est animée par Louis T., qui revient sur plusieurs faits saillants de l’année 2025.

L’assassinat de Charlie Kirk et l’extrême droite

Le premier segment aborde l’assassinat de l’influenceur d’extrême droite américain Charlie Kirk, survenu en septembre 2025. Cet événement a suscité de vifs débats médiatiques. Louis T. en discute avec la chroniqueuse Vanessa Destinée.

Qui était Charlie Kirk ?

  • Âge et profil : Influenceur d’extrême droite âgé de 31 ans.
  • Organisation : Fondateur de Turning Point USA, un organisme sans but lucratif promouvant les idées libertariennes sur les campus américains.
  • Idéologie : Défendait la réduction du rôle de l’État, le libre marché et des principes fiscaux conservateurs.
  • Militantisme : Figure centrale des guerres culturelles, abordant notamment le racisme, le sexisme, la transphobie et l’homophobie, ce qui l’a associé à l’extrême droite.

Rôle et impact

  • Considéré comme un maillon clé du pipeline menant certains jeunes du conservatisme modéré vers une radicalisation idéologique.

Critique des médias traditionnels

  • Les médias établis sont jugés mal préparés à analyser ce type d’acteur issu du web.
  • Vanessa Destinée souligne que les médias reproduisent souvent des mécanismes d’exclusion, poussant des publics marginalisés vers ces influenceurs qui prétendent les comprendre et les défendre.

La parentalité en coparentalité

En conclusion, Louis T. aborde un sujet plus personnel : sa situation de coparentalité avec la mère de son enfant, Emma, et sa conjointe actuelle.

Dynamique familiale

  • Louis T. a tenu à bien expliquer la situation familiale à son entourage : Emma est la mère de son enfant, non sa belle-fille, et elle n’a pas à être présente à toutes les activités familiales.
  • Malgré tout, les trois adultes ont jusqu’ici participé ensemble aux événements familiaux.

Absence de pression sociale

  • Il dit ne pas ressentir de pression à faire fonctionner le modèle, contrairement aux premiers couples homosexuels mariés qui avaient à « prouver » la viabilité de leur union.
  • Il rappelle qu’il existe de nombreux couples à deux parents qui se séparent sans que leur modèle familial soit remis en question.

Une parentalité « facile »

  • Selon lui, le partage des responsabilités — notamment la gestion de la Fécondation In Vitro — et la présence de trois adultes impliqués rendent la vie familiale plus équilibrée.
  • Ce modèle leur laisse davantage de temps pour le couple, et met moins de pression que dans un cadre parental traditionnel.

Posted Wed Dec 17 02:34:24 2025

Commission Hogue (enquête publique 2023‑2025)

La commission d’enquête publique présidée par la juge Marie‑Josée Hogue a examiné l’ingérence étrangère dans les élections fédérales de 2019 et 2021, ainsi que dans les institutions démocratiques canadiennes.[1][2] Elle conclut que l’intégrité globale des élections n’a pas été « truquée », mais que des cas réels d’ingérence ont touché un petit nombre de circonscriptions, entachant le processus et la confiance du public.[3][1] Hogue recommande de mieux briefer les chefs de partis avec des habilitations de sécurité et de réformer les processus pour détecter plus tôt les signaux d’ingérence, tout en soulignant la « répression transnationale » contre les diasporas.[4][1]


Rapport public du CSIS 2023

Le rapport public 2023 du Service canadien du renseignement de sécurité (CSIS) désigne l’ingérence étrangère comme une menace majeure à la sécurité nationale, comparable à l’espionnage ou au terrorisme.[5][6] Il identifie la Chine, la Russie, l’Iran et l’Inde comme acteurs principaux, utilisant des tactiques comme des financements illicites, des cyberattaques, de la désinformation et de la pression sur les diasporas.[7][5] Le CSIS définit ces activités comme clandestines ou coercitives visant à influencer la politique, les institutions ou les débats publics au Canada.[6][5]


Rapport spécial de l’ONSI (NSIRA/NSICOP) 2018‑2023

Le rapport spécial de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (NSIRA) et du comité NSICOP analyse la circulation de l’information sur l’ingérence chinoise entre 2018 et 2023, notamment pour les élections de 2019 et 2021.[8][9] Malgré des analyses substantielles sur les pressions chinoises (désinformation contre certains élus, ciblage de la diaspora), l’information s’est parfois perdue dans la bureaucratie ou n’a pas été prise en compte à temps.[9][8] NSICOP note que ces constats ont créé un « nuage de suspicion » sur les parlementaires, compliquant les réponses politiques malgré une minorité de cas réellement problématiques.[1][9]

Sources [1] 5 things we learned from the final report on foreign interference | CBC News https://www.cbc.ca/news/politics/final-report-public-inquiry-foregin-interference-1.7443597 [2] Initial Report (May 2024) https://foreigninterferencecommission.ca/fileadmin/user_upload/Foreign_Interference_Commission-Initial_ReportMay_2024-Digital.pdf [3] Was the public inquiry into foreign interference worth the ... https://policyoptions.irpp.org/2025/02/foreign-interference-inquiry/ [4] Final Report on Foreign Interference in Canadian ... https://carters.ca/index.php?page_id=3608 [5] Mission Focused: Confronting the Threat Environment https://www.canada.ca/en/security-intelligence-service/corporate/publications/csis-public-report-2023/mission-focused.html [6] CSIS Public Report 2023 https://www.canada.ca/content/dam/csis-scrs/documents/publications/Public_Report_2023-eng-DIGITAL.pdf [7] CSIS Key Messages & Threat Overview for PROC https://www.publicsafety.gc.ca/cnt/trnsprnc/brfng-mtrls/prlmntry-bndrs/20230629/31-en.aspx [8] NSIRA-s40-Special-Report-EN.pdf https://nsira-ossnr.gc.ca/wp-content/uploads/NSIRA-s40-Special-Report-EN.pdf [9] Public Inquiry Into Foreign Interference https://commissioningerenceetrangere.ca/fileadmin/commission_ingerence_etrangere/Documents/Observations/Observations_finales/2024-11-04-_Michael_Chong.pdf

Posted Tue Dec 16 10:49:57 2025

Les Géants de la Finance : BlackRock, Vanguard et State Street – Un Pouvoir Invisible ?

Dans un monde où l’épargne et les investissements sont au cœur de l’économie quotidienne, des noms comme BlackRock, Vanguard et State Street reviennent souvent dans les débats sur la finance mondiale.
Ces gestionnaires d’actifs géants sont accusés par certains de contrôler une grande partie de l’économie, mais qu’en est-il vraiment ?

Sans tomber dans les théories du complot, examinons objectivement leur rôle, leurs méthodes et les implications pour les épargnants et la société.
Cette analyse s’appuie sur des sources variées afin d’offrir un aperçu équilibré et informatif.


Comment Fonctionnent Ces Gestionnaires d’Actifs ?

BlackRock, Vanguard et State Street — souvent appelés les “Big Three” — ne prennent pas directement l’argent que nous dépensons.
Ils agissent comme intermédiaires géants entre l’épargne (fonds de retraite, assurances, banques) et les marchés financiers.

Ils gèrent des trillions de dollars via des produits tels que :

  • les ETF (fonds négociés en bourse),
  • les fonds indiciels, qui répliquent la performance d’indices comme le S&P 500.

Leur modèle repose sur : - des frais de gestion faibles, souvent de quelques dixièmes de pourcent par an ; - des volumes colossaux générant ainsi des profits substantiels.

Une part de votre épargne-retraite ou de votre assurance-vie peut être investie dans leurs fonds.
Les gains (ou pertes) reviennent aux investisseurs, mais lors des crises majeures, les risques systémiques peuvent retomber sur les contribuables via des soutiens publics.


Pourquoi Semblent-Ils Contrôler Tant de Choses ?

Ces firmes figurent parmi les plus grands actionnaires de la majorité des entreprises cotées, détenant souvent 10 à 20 % de la capitalisation mondiale.
Cela leur confère une influence considérable sur la gouvernance des sociétés :

  • votes lors des assemblées générales,
  • pressions sur les dirigeants pour maximiser les rendements,
  • impact indirect sur la stratégie et la concurrence.

Dans des secteurs clés comme la technologie, les banques ou l’énergie, leur poids peut contribuer à une concentration du marché, voire à une hausse des prix.

Cette “propriété commune” soulève plusieurs questions : - renforce-t-elle la financiarisation de l’économie ? - limite-t-elle la concurrence et l’innovation ? - met-elle le rendement avant l’emploi ou la durabilité ?

Les régulateurs (SEC, Commission européenne, etc.) s’en inquiètent, craignant un déséquilibre concurrentiel.
Les gestionnaires, de leur côté, affirment qu’ils agissent dans l’intérêt de leurs clients, majoritairement des fonds de pension, cherchant des rendements stables sur le long terme.


Les Implications pour le Quotidien et l’Économie

Il est facile de voir dans ces géants la cause de phénomènes économiques tels que :

  • la hausse du coût de la vie,
  • les inégalités croissantes,
  • le déséquilibre entre capital et travail.

Cependant, ils ne sont qu’un maillon d’un système plus vaste, façonné par :

  • des politiques monétaires expansives,
  • la dérégulation financière,
  • la mondialisation concentrant le pouvoir entre quelques acteurs.

Les petits épargnants profitent de produits accessibles et performants.
Mais les critiques pointent un manque de transparence et un risque systémique si ces firmes deviennent too big to fail.


En Conclusion

Critiquer BlackRock, Vanguard et State Street, c’est en réalité interroger tout le modèle financier actuel.
Des alternatives émergent, telles que les fonds publics ou coopératifs, mais la domination des Big Three reflète aujourd’hui une réalité :
la majorité de l’épargne mondiale est canalisée vers quelques gestionnaires puissants.

Qu’en pensez-vous ?
Sont-ils un pilier nécessaire de l’investissement moderne ou un symbole inquiétant de la concentration du pouvoir financier ?
Partagez vos réflexions en commentaires.


Sources

  • Marianne.net – Les maîtres du monde financiers
  • Pressenza.com – Le spectre des trois grands
  • YouTube – #13 BlackRock, Vanguard… les géants de la gestion
  • Stevemoradel.com – BlackRock et Vanguard, les nouveaux maîtres du jeu
  • Zonebourse.com – Réduction des échanges avec les entreprises
  • Tradingsat.com – La mainmise des géants américains
  • Reclaimfinance.org – Sur l’arrêt des activités d’engagement
  • Reddit – Discussion sur la conspiration potentielle
  • Wikipédia – Page BlackRock
  • Investigaction.net – Le contrôle des gestionnaires d’actifs
Posted Mon Dec 15 11:10:58 2025

Pourquoi les Maxi, Provigo et tous les commerces du Québec vont adorer les nouveaux codes 2D

(et pourquoi ça va être tellement plus simple qu’on le pense)

Bonjour tout le monde !

Si vous faites vos courses chez Maxi, Provigo, Super C ou même au dépanneur du coin, vous allez bientôt remarquer un petit changement sur les emballages :
les bons vieux codes-barres rayés laissent tranquillement la place à des petits carrés futuristes — les codes DataMatrix ou QR GS1.

Beaucoup croient que ce sera compliqué, technique ou coûteux.
En réalité, ici au Québec, on est déjà presque prêts, et la transition va simplifier la vie de tout le monde : caissiers, gérants… et surtout vous, les clients !


1. Au Québec, on est déjà à 80-90 % équipés

Chez Loblaw (Maxi, Provigo), Metro, IGA et même Walmart, la majorité des caisses possèdent déjà des scanners “imagers 2D” installés entre 2018 et 2022.
Autrement dit : ils savent déjà lire les nouveaux codes !

Il ne reste qu’une petite mise à jour logicielle, semblable à une mise à jour de téléphone.
Coût estimé : quelques centaines de dollars par caisse, souvent pris en charge par les fabricants (NCR, Toshiba, Zebra).

Résultat : finis les produits qui refusent de scanner ou les files d’attente interminables pour une promo qui ne passe pas.


2. Des dates de péremption et allergènes fiables, enfin !

Combien de fois avez-vous pris un yogourt à la date illisible ou un produit où les allergènes sont en caractères microscopiques ?
Avec le nouveau système, la date de péremption, le numéro de lot et les allergènes majeurs sont encodés directement dans le code 2D.

  • La caissière le voit instantanément.
  • Vous pouvez le consulter avec votre téléphone.

Pour un Québec très attentif aux allergies (arachides, gluten, lactose…), c’est une véritable révolution de sécurité alimentaire.


3. En français, bien sûr — conforme à la Loi 96

Pas d’inquiétude : les pages web ouvertes lorsqu’on scanne un code s’afficheront automatiquement en français au Québec (et en anglais ailleurs au Canada).
Loblaw et Metro testent déjà cette fonction depuis 2024 et les résultats sont excellents.

Aucune crainte donc de tomber sur une fiche produit tout en anglais :
les grands distributeurs ont anticipé les exigences linguistiques de la Loi 96.


4. Des rabais et points PC Optimum intégrés

Imaginez : vous scannez le code d’un sac de croustilles No Name, et hop !
une promo personnalisée s’affiche : « 200 points bonus si vous en achetez 2 ».

Pas besoin d’ouvrir l’application PC Optimum à part :
le code 2D fait tout le travail.

C’est ça, le futur du commerce de détail, et il arrive dans nos Maxi entre 2026 et 2027.


5. Ce n’est pas une mode passagère : tout le monde embarque

  • Walmart Canada : 100 % des nouveaux produits en 2D dès l’été 2026.
  • Metro et Sobeys : déjà en phase d’équipement complet.
  • Petits fournisseurs locaux (boulangeries, fromageries) : adoption rapide, car les étiquettes 2D sont moins chères et plus compactes que les anciens codes-barres.

Conclusion : le Québec est prêt !

Nous avons les infrastructures, les grandes chaînes sont proactives, les fournisseurs emboîtent le pas, et la technologie est déjà opérationnelle.
D’ici deux ans, on se demandera comment on a pu vivre si longtemps avec ces vieux codes rayés qui bipent quinze fois avant de passer…

Alors la prochaine fois que vous verrez un petit carré sur votre paquet de fromage ou votre sac de lait, souriez :
c’est le Québec qui devient un peu plus moderne, plus sécuritaire et plus pratique… sans effort.

Bienvenue dans le futur.
Il commence à la caisse du Maxi du coin. 😄


Sources

  • GS1 Canada – Sunrise 2027 Roadmap (mise à jour novembre 2025)
  • Loblaw Companies Limited – Migration 2D, communiqué interne, septembre 2025
  • Metro inc. – Rapport annuel 2025, section « Transformation numérique »
  • Walmart Canada – Supplier 2D Barcode Requirements 2026
  • ACIA & Santé Canada – Lignes directrices sur l’étiquetage numérique 2024-2025
  • Tests terrain et pilotes observés dans les Maxi/Provigo de la grande région de Montréal et de Québec (2024-2025)

Et vous, prêt·e à scanner votre prochain pot de Nutella avec votre cellulaire ?
Dites-le-moi en commentaire !

Posted Wed Dec 10 12:50:45 2025

Loi 69 : la nouvelle ère énergétique du Québec

Quand le privé s’invite dans la transition verte

Depuis l’adoption du projet de loi 69 le 7 juin 2025, le cadre réglementaire du secteur énergétique québécois a été profondément remanié.
La loi n’autorise pas la privatisation directe d’actifs publics tels qu’Hydro‑Québec, mais elle ouvre la voie à des partenariats privés pour la production et la vente d’électricité renouvelable.

Cette évolution a rapidement attiré l’attention de grands groupes financiers, dont la famille Desmarais à travers Power Corporation et ses filiales.


Un intérêt stratégique pour les énergies renouvelables

En 2023, TES Canada H2 inc., dont FCD Inv. inc. – contrôlée par France Chrétien‑Desmarais – est la deuxième actionnaire, a mené un important effort de lobbying auprès d’Hydro‑Québec et du gouvernement Legault.
Objectif : obtenir un bloc d’énergie réservé à des projets d’hydrogène vert et de bioénergies.

Bien que la famille Desmarais n’ait pas encore acquis de compagnie d’électricité, elle se positionne comme un acteur stratégique dans le développement de nouvelles filières énergétiques.


Le pari de l’hydrogène vert : un projet de plusieurs milliards

Un consortium dirigé par Tree Energy Solutions a annoncé un investissement d’environ 3 milliards USD pour construire une usine d’hydrogène vert à Shawinigan.
Le financement provient à 40 % d’un fonds contrôlé par France Chrétien‑Desmarais, preuve d’un engagement fort dans toute la chaîne de valeur de l’hydrogène :

  • Production d’électricité renouvelable.
  • Conversion en carburant propre pour le transport lourd.
  • Développement du gaz naturel renouvelable (e‑NG).

Power Sustainable : la plateforme d’investissement climatique

Sous la direction d’Olivier Desmarais, Power Sustainable a vu le jour en 2019 afin de concentrer les investissements de Power Corporation dans la transition énergétique.
Ses portefeuilles incluent :

  • Parcs éoliens et solaires.
  • Infrastructures de stockage d’énergie.
  • Projets d’hydrogène vert au Canada et à l’international.

Cette approche combine rentabilité mesurable et impact environnemental vérifiable, dépassant la simple rhétorique ESG pour s’ancrer dans des résultats concrets.


Réactions et critiques

Les partisans de la loi 69 estiment qu’elle apporte la flexibilité nécessaire pour atteindre la neutralité carbone du Québec d’ici 2050.
Elle permet de mobiliser le capital privé afin d’accélérer le déploiement des énergies propres.

Les opposants, eux, craignent une déréglementation progressive menant à :

  • une hausse des tarifs d’électricité,
  • une dilution du contrôle public sur la « rente hydraulique »,
  • une érosion du patrimoine collectif québécois.

Vers quel avenir ?

La convergence entre :

  • la Loi 69,
  • les financements massifs dédiés à l’hydrogène vert,
  • et la vision climatique portée par Power Sustainable,

laisse entrevoir un nouveau modèle énergétique québécois.

Si la régulation demeure transparente et équitable, on pourrait voir d’ici 2035 l’émergence :

  • d’un réseau dense de micro‑grids alimentés localement par l’hydrogène ;
  • de véhicules lourds fonctionnant à 100 % d’énergie propre ;
  • et d’une diversification accrue des revenus de Power Corporation au‑delà de la finance traditionnelle.

Cette dynamique pourrait consolider la position du Québec comme leader mondial de l’hydro‑électricité, tout en offrant un modèle public‑privé exportable à d’autres juridictions engagées dans la décarbonation rapide.


Sources

  • Journal de Montréal – « Lobbying : le clan Desmarais en quête d’électricité » (2023)
  • Bloomberg / Grokipedia – Profil : Olivier Desmarais (2023)
  • BNN Bloomberg – « Desmarais family member lands US $3 billion Canadian green hydrogen project » (2023)
  • Bennett JonesProjet de loi 69 : une réforme du secteur de l’énergie (2024)
  • Bennett JonesModernising Quebec’s Energy Sector: An Overview of Bill 69 (2024)
  • CBC NewsQuebec government invokes closure to force through sweeping energy bill (2025)
  • Assemblée nationale du QuébecBill 69, An Act to ensure the responsible governance of energy resources (2025)
  • IRIS RechercheLa privatisation tranquille de l’électricité (2025)
Posted Mon Dec 8 00:28:31 2025

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